Visite de Thierry Mandon

Suite à l’obtention du label I-site, le secrétaire d’État à l’enseignement supérieur et à la recherche, Thierry Mandon était à Villeneuve d’Ascq hier pour rencontrer la communauté universitaire, les organismes de recherche et les grandes écoles. Il a appelé le site lillois à croire en ses qualités et à les faire connaître.

La coordinatrice de la candidature, Fabienne Blaise, présidente de l’Université de Lille − sciences humaines et sociales, s’exprimait en premier. Elle a souligné combien l’obtention du label I-site était un signal positif pour la région, après plusieurs échecs. Mais c’est aussi, a-t-elle rappelé, parce qu’un important travail avait été accompli lors des candidatures précédentes que celle-ci a pu aboutir. Désormais, le territoire n’a plus de raison de céder à une modestie excessive. Il doit avoir confiance en ses qualités et avancer. Aujourd’hui, le projet I-site va permettre de développer un certain nombre d’outils de transformation de l’enseignement supérieur et de la recherche, qui irriguera l’ensemble du territoire. C’est le cas en particulier de l’innovation pédagogique.

Représentant les entreprises partenaires du projet, Alexandre Abad, directeur R&D de Decathlon et membre de la délégation, a indiqué qu’il n’était pas étonné du succès. En intégrant l’équipe, il en a constaté la détermination et une autre qualité fondamentale : le fait de mettre l’humain au centre du projet. Tout en mesurant l’ampleur de la tâche, il se déclare confiant pour l’avenir. Les entreprises ont besoin de travailler avec les universités et écoles de la région. Pas seulement parce que ces dernières leur fournissent un grand nombre d’excellents cadres en R&D, mais aussi parce que la recherche permet de s’adapter aux transformations très rapides du monde.

Professeur à l’université catholique néerlandophone de Louvain (KU Leuven) et directeur du labo de recherche ITEC (en technologie éducative), Piet Desmet a rappelé la grande satisfaction de son établissement de voir ce projet très important réussir. Le financement des thèses en co-tutelles de part et d’autre de la frontière va augmenter. La proximité du campus de Courtrai avec Lille est un atout qui va permettre d’intensifier les échanges. Il évoque des discussions avancées avec des universités britanniques (notamment londoniennes) afin de créer une sorte de « triangle d’or » européen de la recherche et de la connaissance.

Vice-président du conseil régional des Hauts-de-France chargé de l’enseignement supérieur et de la recherche, Nicolas Lebas a réaffirmé le soutien financier des collectivités au projet. Il a aussi rappelé l’adéquation des axes prioritaires de développement de la région avec ceux du projet I-site.

Quant à Thierry Mandon, il s’est réjoui du fait que les équipes lilloises soient enfin reconnues à leur juste valeur. « Vous devez valoriser et faire connaître, en France et à l’étranger votre formidable mutation ». Il a insisté en particulier sur le développement considérable du numérique et de l’intelligence artificielle dans les années à venir, estimant que le site lillois avait toutes les armes pour réussir dans ce domaine, et qu’il fallait qu’il s’y investisse. Il a appelé le collectif à poursuivre la dynamique, et à confirmer, lors de prochaines étapes, l’orientation prise avec l’I-site, et la structuration de l’enseignement supérieur et de la recherche qui en découlera. L’enjeu pour le territoire est considérable, car l’université française sert l’égalité des chances. Selon lui, le temps du réinvestissement de la société française dans l’enseignement supérieur et la recherche est désormais venu.

De gauche à droite : A. Abad, F.Blaise, T. Mandon, N. Lebas et P. Desmet

De gauche à droite : A. Abad, F.Blaise, T. Mandon, N. Lebas et P. Desmet

2017-03-24T16:58:21+00:00