Des laboratoires implantés en Chine et au Japon

Deux laboratoires lillois sont un point d’accès privilégié pour l’accueil et les collaborations avec les chercheurs chinois et japonais.

Pour nouer des collaborations de long terme avec des institutions étrangères, le CNRS a mis en place un nouveau type de laboratoire, l’unité mixte internationale. Elle permet de faire travailler les personnels des deux pays au sein d’une même structure. Quand cette unité est installée à l’étranger, elle a parfois un « site miroir », un laboratoire français avec lequel elle entretient des relations privilégiées. Seuls six de ces sites existent en France, et deux sont situés dans la métropole lilloise.

Le premier est l’unité de catalyse et de chimie du solide (UCCS), à Villeneuve d’Ascq. Il est le miroir d’un laboratoire situé à Shanghai. Ce dernier a pour objectif la mise au point de processus et de produits chimiques qui limitent notre dépendance aux énergies fossiles et qui soient économiquement viables. Le laboratoire de Shanghai a pour partenaire industriel le leader mondial de la chimie, Solvay, et au niveau international, deux universités chinoises. L’UCCS collabore par ailleurs avec d’autres institutions chinoises, notamment sur des procédés chimiques d’obtention d’hydrocarbures à partir de la biomasse.

Le second site est localisé dans le centre régional de lutte contre le cancer, le centre Oscar Lambret. Il est le miroir d’un laboratoire situé au Japon qui conçoit des micro- et nano-systèmes (micro-machines, systèmes miniatures, etc.) L’un des axes de ce laboratoire vise à développer des micro-laboratoires et micro-systèmes pour la santé (« bioMEMS »), capables d’analyser et de manipuler de manière très fine des cellules ou des molécules. Ces technologies sont aujourd’hui suffisamment matures pour être testées chez l’homme, et faire l’objet d’essais cliniques. Un des projets de recherche en cours à Lille vise par exemple à identifier avec des nano-pinces les cellules cancéreuses susceptibles de donner lieu à des métastases. Ce qui permettra de mesurer leur quantité dans le sang des patients.

Afin de développer des synergies, le site miroir est placé en contact direct avec les équipes médicales. La localisation à Lille prend appui sur la richesse de la recherche sur le cancer dans la métropole lilloise. Côté micro-systèmes, les recherches se font en lien étroit avec l’institut d’électronique, de microélectronique et de nanotechnologie (IEMN) situé à Villeneuve d’Ascq, dont les équipes travaillent sur le sujet.

2016-12-02T14:50:47+00:00